La poésie est un espace de respiration où les mots se font plus sensibles, plus intimes. J’y explore les émotions, les images et les silences qui habitent le quotidien. Chaque poème est une tentative de saisir l’instant et d’en révéler la profondeur.
ATTESA
Il bar che mi accoglie ogni sera
Mi sta stretto
Mi sento soffocare dal fumo delle
Sedie nere
I miei pensieri mi aiutano a star male
I miei sorrisi della mia buona educazione
Giungono come suoni stridenti alle mie
Grandi orecchie pettegole
L’abitudine dei soliti volti mi stanca
La vista
L’arrivo di un volto nuovo non basta
A guarirmi da questa abitudinale
Cecita
Le mie ossa sedute
Mi raccontano il futuro
L’attrazione fatale donna mi trae
In inganno
Mi spinge a dividere il presente
Con altri segnati dalla corrente in voga
In attesa al bar di qualcosa che succeda
Che si muova
NAISSANCE
En vase clos
Amniotiquement enveloppé
Je flotte
Qui suis-je où vais je que fais-je?
Oh là là
Elle est encore loin la terre
AMOUR
Dans le brouhaha de la cour de l’école, Stephen et Vincent, deux garçons de cinq ans et demie, s’embrassent sur la bouche
Stephen l’éloigne, porte sa main à la bouche, l’effleure de ses doigts menus comme pour effacer comme pour confirmer.
Ses yeux humectés de questions s’égarent dans l’infini des possibles.
Vite il revient au monde comme il s’en était éloigné.
Il sourit, étonné d’avoir voyagé si loin.
D’avoir défié toutes les lois et surtout celle qui est lourde, allégé de tout préjugés comme peut l’être un enfant de cinq ans et demi.
Stephen n’a pas voyagé, il est là face à l’ami les pieds bien ancrés au sol.
Il affiche un sourire, plutôt un rire franc de satisfaction.
Il est coutumier aux baiser et plus que ça ! Chaque jour en sortant de l’école il court dans les bras grands ouverts de sa sœur cadette .
Ils s’enlaçent, s’étraignent et ensuite s’embrassent sur la bouche d’un long baisé passionné comme peut l’être le baiser d’un enfant de cinq ans et demi à sa sœur cadette.
BONJOUR
Je croise un vieux
Il ne lève pas les yeux
Dans ma bouche le bonjour s’étouffe
Cette parole amicale étrangle mes pensées
Rouge de rage
J’arrose le rideau de mes yeux vert espoir
Le vieux se dilue dans une flaque de pluie
Hublot d’une épave d’homme
L’oeil figé sur le beton gris
Monocolore le futur d’un son de cloche
Gladiateur
Il ne combat plus pour la vie
Il est déjà mort
